Collecter la donnée n’a jamais été le vrai problème
Pendant des années, la donnée patrimoniale a été abordée comme un sujet purement technique. On a empilé des outils de GTP, souvent choisis par la direction du patrimoine, en pensant qu’un logiciel allait rapidement structurer l’information. Antilope de Socotec, Getal, et bien d’autres. La promesse était séduisante. La réalité, beaucoup moins.
Ces outils n’ont pas échoué par manque de fonctionnalités, mais parce que la donnée était difficilement au rendez-vous. Personne ne voulait la saisir. Encore moins sur le long terme. Trop chronophage, trop éloignée des usages métier, trop déconnectée des enjeux réels. Résultat : la donnée était perçue comme une contrainte de plus, jamais comme un levier de pilotage.
Le vrai danger aujourd’hui : collecter sans stratégie
Le contexte a évolué, mais le piège est toujours là. Aujourd’hui, le risque n’est plus de ne pas collecter - de nombreux outils en font la promesse - mais de collecter sans direction. Accumuler des données sans cap stratégique, c’est reproduire les mêmes erreurs avec des outils plus modernes et un discours plus ambitieux.
La question n’est pas technologique. Elle est fondamentalement stratégique. Avant de se demander comment collecter, il faut savoir pourquoi. Que veut-on piloter ? Quels arbitrages veut-on éclairer ? Sans objectifs clairs, la donnée reste silencieuse. Avec une vision patrimoniale assumée, elle devient un actif décisif.
La collecte n’est qu’une étape, pas une finalité
Collecter ne suffit pas. La collecte n’est qu’un maillon d’une chaîne de valeur bien plus large. Ce qui fait la différence, c’est la capacité à produire une donnée fiable, exploitable et pensée dès le départ pour des usages métier concrets.
Une donnée utile est une donnée conçue pour être utilisée, pas simplement stockée. Sans cela, on empile des bases sans jamais créer de valeur. C’est cette confusion entre volume et utilité qui explique l’échec de nombreux projets patrimoine.
Digitaliser une fois pour toutes pour créer de la valeur
Les acteurs du patrimoine jonglent avec des sources multiples, hétérogènes, parfois vieilles de plusieurs décennies. Les projets se succèdent, les outils s’ajoutent, mais le constat reste le même : impossible de dépasser le stade expérimental.
La raison est simple : la dette de données est déjà trop lourde. Tant qu’elle n’est pas traitée à la racine, chaque nouveau projet ne fait que la déplacer. Digitaliser partiellement, c’est repousser le problème. Digitaliser sérieusement, c’est créer enfin les conditions d’un pilotage durable.
Le plan, une source fiable et durable
Un patrimoine représente jusqu’à 300 000 données techniques à maîtriser : entretien, équipements, charges, contraintes réglementaires. Face aux sources existantes, une évidence s’impose : le plan est la porte d’entrée la plus simple, la plus fiable et la plus durable vers la donnée patrimoniale.
C’est à partir du plan que tout peut être structuré. Non pas comme un simple support graphique, mais comme une source active. Le plan permet de produire la donnée, de la compter, de la qualifier. La donnée n’est plus déclarative. Elle est créée, contrôlée, exploitable.
Sécuriser l’avenir du patrimoine, durablement
C’est précisément sur cette logique qu’intervient Stonal, avec une approche industrielle de la digitalisation des plans et une expertise métier construite sur le long terme. L’objectif n’est pas de multiplier les outils, mais de poser un socle de données fiable, structuré et pérenne, capable de servir les usages d’aujourd’hui comme les projets de demain.
Comme le résume Jean-Yves Bresson, directeur du développement secteur Public chez Stonal :
« Le sujet n’est pas de collecter toujours plus de données, mais de produire les bonnes données, au bon moment, pour les bons usages. »
Et d’ajouter :
« Quand la donnée est conçue dès le départ pour les métiers, elle cesse d’être une contrainte. Elle devient un véritable outil de décision et de pilotage du patrimoine. »
Cette démarche s’inscrit dans le temps long. Elle sécurise l’avenir du patrimoine, évite la reconstitution de la dette de données et permet enfin aux organisations de piloter avec méthode, clarté et vision.




